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La disparition des abeilles

F.A.Q.

Ici, trouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur les causes clairement établies de la disparition des abeilles.


Dans le cadre de nos TPE, nous aimerions en savoir plus sur les causes de la disparition des abeilles. Nous aimerions avoir l'avis de professionnels.

Télécharger la réponse de Terre d'Abeilles


J'ai entendu dire que dans une province de Chine, il n'y avait plus d'abeilles ?

Effectivement, dans la province du Sichuan, l'extermination des pollinisateurs y est total, les hommes doivent polliniser à la main !
L'agrochimie et son évolution technologique portent l'entière responsabilité de ce massacre des abeilles.

Regarder ce reportage, extrait du film "Le silence des abeilles" de Doug Shultz (2007)


Protégeons les abeilles des effets délétères des pesticides et des pratiques agricoles néfastes

Un apiculteur dans un champs de tournesols

En seulement quelques années, certains pesticides d'une extrême toxicité, mis sur le marché dans la plus totale illégalité et/ou mal évalués, ont décimé des milliards d'abeilles !

Ce désastreux scandale, dénoncé par les apiculteurs français depuis maintenant dix ans et qui perdure, a valu à l'insecte multi-millénaire qu'est l'abeille sa place au coeur de l'actualité.

  • Les procédures judiciaires auxquelles ont dû recourir les apiculteurs, face à la totale inertie des pouvoirs publics, ont permis de mettre au jour de très graves dysfonctionnements dans les rouages de l’administration et l’homologation de ces produits dits « phytosanitaires », de plus en plus dangereux, trop souvent mortels pour l’entomofaune pollinisatrice, infiniment préjudiciables à l’environnement, et de plus en plus fortement suspectés aussi pour la santé publique.
  • Chimistes, biologistes, toxicologues, spécialistes de l’abeille ont partagé leurs observations et analyses, et leurs conclusions sont cinglantes : quelques dizaines de grammes à l’hectare des insecticides « systémiques » mis en cause dans le désastre des abeilles sont suffisants pour traverser les plantes et rendre toxiques pour les insectes les parties des plantes qu’ils visitent, les tuant par contact et ingestion.
  • Micro-quantité et efficacité sans faille, c’est donc bien la toxicité relative de ces nouvelles générations d’insecticides qui a terriblement augmenté. Cette réduction des doses à l’hectare, telle qu’une quantité infinitésimale de molécules suffit à tuer un insecte, nuisible ou pas, sans distinction, que les fabricants s’acharnent justement à exploiter comme argument imparable en faveur de l’environnement !
  • Considérant cette hyper-toxicité, cependant, à laquelle s’ajoutent persistance dans les sols et rémanence dans les cultures suivantes, comment peut-on décemment oser parler d’agriculture « raisonnée » ?… Si l’utilisation des insecticides en cause est aujourd’hui provisoirement suspendue en France sur les cultures de tournesol et de maïs, dans l’attente de la décision de la Commission européenne quant à l’autorisation éventuelle des substances actives qu’ils mettent en oeuvre, elle reste cependant étonnamment toujours autorisée pour les céréales…
    Et dans le pipeline de l’agrochimie « nanotechnologique », pas moins de 12 autres molécules insecticides aux propriétés systémiques similaires se bousculent, à l’assaut d’un marché juteux.

Les OGM constituent l’autre préoccupation majeure des apiculteurs. Car leurs effets pervers éventuels sur les abeilles n’ont pas été étudiés. Voir page OGM

L’abeille est donc indispensable tant à l’équilibre et au fonctionnement des écosystèmes qu’à l’agriculture, puisqu’elle conditionne en majeure partie à la fois la vie des plantes à fleurs, leur qualité et leur quantité.

L’abeille s’avère également un indicateur biologique exceptionnel, une véritable sentinelle de la qualité de notre environnement. C’est un ingénieur écologique et agronomique irremplaçable.

Il est intolérable que l’homme, par le seul choix de l’orientation de notre agriculture, soit aujourd’hui devenu son prédateur numéro un, et inacceptable que les lobbies se permettent d’anéantir cet insecte multi-millénaire pour leurs seuls profits, au détriment de la qualité de notre environnement, voire de la santé publique.

Il est donc indispensable de protéger l’abeille, pour l’avenir de la planète et le respect des générations futures.
C’est l’objectif citoyen que s'est fixé Terre d’Abeilles : une action collective, qui nécessite le soutien du plus grand nombre.

Nous avons besoin de vous.