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Menaces agro-alimentaires

Menaces OGM en agro-alimentaire


Il existe trois types d'utilisation des OGm (Organismes génétiquement modifiés) :

  • Recherche fondamentale (utilisation en milieu confiné)
  • Médecine (utilisation en milieu confiné)
  • Agro-alimentaire (utilisation en milieu ouvert)

Terre d’Abeilles met en garde sur les OGM / PGM (Plantes génétiquement modifiés) utilisés en agro-alimentaire.

Les OGM utilisés en agro-alimentaire en milieu ouvert créent :

  • L’appropriation par quelques multinationales des droits de propriété intellectuelle sur le vivant
  • La dépendance alimentaire et l’aliénation agricole à ces mêmes multinationales
  • La standardisation des semences, la suppression des systèmes agraires conventionnels et biologique et des labels agricoles de qualité (moins-value économique pour la France)
  • La perte de liberté de choix des consommateurs
  • La pollution génétique et la contamination des plantes
  • Le risque sanitaire et environnemental non maitrisé

Dissémination des pollens et pollution génétique : les dangers avérés de la coexistence.

Il est indispensable de prendre en compte les paramètres incontournables de la pollinisation anémophile (transport du pollen par le vent) et entomophile (transport du pollen par les abeilles et autres insectes pollinisateurs). Les distances de dissémination naturelle des pollens s’avèrent quasiment illimitées. La dissémination est impossible à maîtriser.
Pour ce motif, Terre d'Abeilles met en garde :

  • Contre la coexistence des cultures OGM et non OGM qu’elle juge particulièrement dangereuse, en raison notamment des risques évidents de pollution génétique
  • Sur l’impossibilité de déterminer un « périmètre de cohabitation » fiable, c’est-à-dire exempt de ces risques.


Évaluation complète et objective de la toxicité des PGM.

Plus de 99% des PGM cultivées dans le monde sécrètent leur propre insecticide, et/ou tolèrent et s’imprègnent d’un herbicide. Ce sont des « plantes pesticides ».
Les ruchers français étant confrontés depuis 1995 à des mortalités d’abeilles sans précédent, induites en particulier par les graves carences d’évaluation de toxicité de certains pesticides agricoles, TERRE D’ABEILLES exige, avant tout essai ou culture en milieu ouvert et avant toute autorisation même provisoire de mise sur le marché, la démonstration de l’innocuité des OGM et PGM sur les abeilles. Les OGM doivent être évalués rigoureusement et leur innocuité démontrée vis à vis de la santé humaine et animale, et notamment des abeilles et autres insectes pollinisateurs, selon leur toxicité directe, chronique ou induite.
Ces OGM présentent des risques soupçonnés ou avérés, irréversibles, pour les générations à venir :
sur la santé humaine / sur l’environnement / sur les cultures non OGM / sur la biodiversité végétale et faunistique, déjà très menacée...

Loi relative à la transposition de la directive européenne 2001/18/CE :
(Suite au projet de loi 2006) Adoptée le 20 et 22 mai 2008.
Cette loi qui rend effective la transposition en droit français de la directive européenne 2001/18/CE, relative à la dissémination volontaire d’OGM dans l’environnement, avait pour objet, d’autre part, de fixer les règles de coexistence entre les cultures OGM et les cultures non OGM.

Rappel du projet de Loi 2006 :
Le texte s'opposait à la directive européenne sur ses points essentiels :

  • Principe de précaution bafoué (Illégalité vis-à-vis de Directive européenne et de la Constitution française)
  • Aucune évaluation des risques
  • Aucune information du public relative à la toxicologie des OGM et à leurs effets sur la santé.
  • Aucune information du public relative à la localisation des essais ou des cultures.

Cependant, l’« autorisation de polluer », actuellement en vigueur, nécessite l’organisation de la responsabilité. Le projet de Loi ne protège pas les agriculteurs non OGM contre la contamination et les pollueurs sont hors de cause..

Principe du pollué payeur / Impunité des industriels de l’agroalimentaire et des semenciers.
Les assureurs refusent de garantir les risques de pollution induits par les OGM utilisés en milieu ouvert.
Les victimes, non protégées de la contamination, devront également en apporter la preuve. Le contribuable devra supporter, en plus du coût de la « contamination légale », l’amende infligée à la Commission européenne pour son retard à la transcription de la directive.

Quelques exemples de contaminations rendues publiques :

Etats-Unis : le 18 août 2006, le département américain de l’agriculture annonce la découverte de traces d’une protéine génétiquement modifiée, non autorisée, dans des échantillons de riz long grain commercialisés sur le marché américain. L’an passé, l’Union Européenne a importée 198 000 tonnes de riz long grain des Etats-Unis. Bayer CropScience est le producteur de l’OGM incriminé.

France (Lot-et-Garonne) : En juillet 2006, des ruches, ainsi que des champs de maïs conventionnels et biologiques ont été contaminés en seulement quelques semaines, par du maïs génétiquement modifié BT cultivé dans leur environnement. Les analyses effectuées sur le pollen récolté par les abeilles démontrent une contamination généralisée à plus de 40% par le gène du maïs BT sur des ruches installées à 1200 mètres de la culture génétiquement modifiée… En savoir plus sur l’ensemble des actions menées par Terre d’Abeilles

Pour d’autres informations OGM, rendez-vous sur le site internet d’ inf’OGM.